Gustave Caillebotte (1848-1894)
09.04.2025 00:00UTC +01:00
Classic
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CHRISTIE'SAuctioneer | CHRISTIE'S |
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Место проведения | Великобритания, London |
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ID 1400154
Лот 214 | Gustave Caillebotte (1848-1894)
Оценочная стоимость
2000000EUR € 2 000 000 – 3 000 000
Un Balcon, Boulevard Haussmann
porte la signature 'G. Caillebotte.' (en bas à gauche)
huile sur toile
55.3 x 38.4 cm.
Peint vers 1880
bears the signature 'G. Caillebotte.' (lower left)
oil on canvas
21 ¾ x 15 1/8 in.
Painted circa 1880
Provenance
Atelier de l'artiste.
Martial Caillebotte, Paris (par succession).
Galerie Bernheim-Jeune et Cie., Paris (en 1908).
Edmond Rosenberg, Paris; vente, Me. Bellier, Paris, 8 décembre 1944, lot 47.
Collection Deville (acquis au cours de cette vente).
Collection particulière, Suisse.
Galerie Les Tourettes (Otto Wertheimer), Paris.
Paul Rosenberg & Co., New York (acquis auprès de celle-ci le 12 octobre 1973).
Acquis auprès de celui-ci par la famille du propriétaire actuel en mai 1974.
Literature
V. Pica, Gl’Impressionisti Francesi, Bergame, 1908, p. 188 (illustré; titré 'Il "Boulevard" visto dall'alto').
M. Berhaut, Caillebotte, Sa vie et son œuvre, Catalogue raisonné des peintures et pastels, Paris, 1978, p. 129, no. 140 (illustré).
K. Varnedoe, Gustave Caillebotte, New Haven, 1987, p. 155, no. 45i (illustré en couleurs; titré 'Un balcon à Paris').
M. Berhaut et S. Pietri, Gustave Caillebotte, Catalogue raisonné des peintures et pastels, Paris, 1994, p. 132, no. 148 (illustré).
Further details
Le Comité Caillebotte a confirmé l'authenticité de cette oeuvre.
Sous le règne de Napoléon III, Georges-Eugène Haussmann, préfet de la Seine, est chargé de moderniser Paris, pour en faire « une capitale digne de la France » (G. Haussmann cité dans M. Marrinan, Gustave Caillebotte, Painting the Paris of Naturalism, 1872-1887, Los Angeles, 2016, p. 37). Cette incroyable entreprise a vu la création de larges boulevards, d'élégants parcs et de grands immeubles d'habitation, ce qui a entraîné une réorganisation complète de l'identité visuelle de la ville. Ces lieux sont rapidement peuplés par la bourgeoisie, devenant des points de fascination pour les artistes de l'époque désireux de représenter la vie moderne. Captivés par les transformations de l'haussmannisation, des œuvres comme Un Balcon, Boulevard Haussmann de Gustave Caillebotte se délectent de la splendeur d'un environnement bâti en pleine mutation.
Pour les impressionnistes, la vie dans les rues de la nouvelle ville est devenue un sujet important et novateur, exploré, par exemple, dans le Boulevard des Capucines de Claude Monet (Nelson Atkins Museum, Kansas City) et Les Grands Boulevards de Pierre-Auguste Renoir (Philadelphia Museum of Art). La Rue de Paris, temps de pluie de Caillebotte (The Art Institute of Chicago), située près de la gare Saint-Lazare, dépeint des changements infrastructurels notables ainsi que la dernière mode, portée par un couple en train de se promener. Dans Un Balcon, Boulevard Haussmann, l'artiste a de nouveau fait de la modernité son sujet, cette fois-ci en portant son regard sur le large boulevard Haussmann bordé d'arbres. En choisissant de peindre cette avenue - qui porte le nom de l'architecte du nouveau paysage urbain parisien - Caillebotte rend hommage aux extraordinaires changements qui ont traversé sa ville.
À l'époque où cette œuvre a été peinte, Caillebotte et son frère Martial vivaient dans un appartement proche du nouvel Opéra de Paris de Charles Garnier, qui avait été construit dans le cadre de la grande rénovation d'Haussmann : Un Balcon, Boulevard Haussmann présente une vue de leur balcon. La journée est chaude, les arbres sont d'un vert vif, et le coup de pinceau rapide et gestuel de Caillebotte suggère qu'il a voulu capturer ce moment précis dans le temps. La large rue en contrebas est bordée par les nouveaux immeubles de couleur crème qui remplissaient le quartier, et la lumière scintille sur leurs toits mansardés. Des touches de bleu et de beige évoquent les quelques passant qui circulent, mais dans l'ensemble, la rue est calme, tranquille.
Pour Caillebotte, la fenêtre de l'appartement et le balcon en fer forgé qui l'accompagne permettent d'observer les activités de la ville à distance. Traditionnellement, de tels portails picturaux fonctionnaient de manière allégorique, un clin d'œil à la vocation de l'art en tant que fenêtre sur le monde, mais au cours du dix-neuvième siècle, la valeur symbolique de la fenêtre s'est déplacée pour devenir un sujet en soi. L'acte de percevoir a intéressé Caillebotte tout au long de sa carrière. Comme l'a noté Michael Fried, « les peintures de Caillebotte posent une relation complexe, souvent apparemment conflictuelle, avec le spectateur » (‘Caillebotte's Impressionism ‘, in N. Broude, éd., Gustave Caillebotte and the Fashioning of Identity in Impressionist Paris, Londres, 2020, p. 83). Dans son tableau Jeune homme à la fenêtre (J. Paul Getty Museum, Los Angeles) de 1876, le sujet titulaire de Caillebotte se tient à une fenêtre ouverte et contemple les rues du huitième arrondissement de Paris, où les rues de Lisbonne et de Miromesnil se croisent en contrebas de l'ancienne maison de sa famille. L'utilisation par Caillebotte du dispositif de composition de la figure de dos (Rückenfigur) invite le spectateur à se joindre à ce moment de réflexion méditative. Bien que peint quelques années plus tard, Un Balcon, Boulevard Haussmann envisage un nouveau mode de représentation : ici, le spectateur devient véritablement le Rückenfigur, prenant place au balcon pour occuper un espace interstitiel, entre l'intérieur et l'extérieur, entre l'observateur et le participant.
Le point de vue particulier et inédit utilisé dans le présent ouvrage suggère l'influence de la photographie, qui, à cette époque, avait entièrement imprégné la culture visuelle française. Dès leur première exposition, les peintures de Caillebotte ont été comparées à des photographies, et bien qu'il n'y ait aucune preuve qu'il était lui-même un amateur d'appareils photo, son frère Martial l'était. Sarah Kennel a soutenu que Caillebotte s'intéressait probablement à la photographie parce que ce médium pouvait lui apprendre « à voir et à représenter l'espace d'une manière qui réponde aux exigences du réalisme tout en permettant une expression hautement individualisée » (S. Kennel, ‘Photography and the Painter's Eye’, in Gustave Caillebotte, The Painter's Eye, cat. exp., National Gallery of Art, Washington D.C., 2015, p. 112). De telles stratégies sont évidentes dans le cadrage serré, la perspective élevée et le dispositif de cadrage produit par la fenêtre invisible dans Un Balcon, Boulevard Haussmann.
A la suite de la deuxième exposition impressionniste, le critique d'art Louis Emile Edmond Duranty écrit que « c'est par la fenêtre que nous communiquons avec le monde extérieur ; la fenêtre est un cadre de plus qui nous accompagne constamment pendant le temps que nous passons chez nous, et ce temps est considérable. Le cadre de la fenêtre, selon que nous en sommes loin ou près, assis ou debout, découpe le spectacle du monde de la manière la plus imprévue et la plus changeante... » ( L. Duranty, ‘La Nouvelle Peinture, à propos du groupe d'artistes qui expose dans les galeries Durand-Ruel’, in R. Berson, éd., The New Painting, Impressionism, 1874-1886, Documentation, cat. ex., Fine Arts Museum, San Francisco, 1996, p. 78). Duranty, qui défendait une représentation réaliste de la vie, répondait au Jeune homme à la fenêtre de Caillebotte lorsqu'il écrivit cette phrase, mais elle s'applique également à Un Balcon, Boulevard Haussmann. Juste derrière la fenêtre s'étendait tout ce que Paris avait à offrir et que Caillebotte était déterminé à peindre, naturellement et sans artifice. Dans un effort pour rendre à la fois l'intensité de l'expression et la conscience sociale, Caillebotte a cherché à montrer la réalité de la vie - sa vie - et la fenêtre lui a fourni un moyen parfait pour concevoir de tels événements.
Under the rule of Napoleon III, Georges-Eugene Haussmann, Prefect of the Seine, was put in charge of modernizing Paris, to make it “a capital worthy of France” (G. Haussmann quoted in M. Marrinan, Gustave Caillebotte, Painting the Paris of Naturalism, 1872-1887, Los Angeles, 2016, p. 37). This incredible undertaking saw the creation of broad boulevards, elegant parks, and grand apartment buildings, resulting in the entire reimagining of the city’s physical identity. These locales were quickly populated by the bourgeoisie, becoming points of fascination for artists of the era intent upon depicting modern life. Captivated by the transformations effected by “Haussmannization,” works such as Un Balcon, Boulevard Haussmann by Gustave Caillebotte revel in the splendor of the changing built environment.
For the Impressionists, the street life of the new city became an important and groundbreaking subject, explored, for example, in Claude Monet’s Boulevard des Capucines (Nelson Atkins Museum, Kansas City) and Pierre-Auguste Renoir’s Les Grands Boulevards (Philadelphia Museum of Art). Caillebotte’s Rue de Paris, temps de pluie (The Art Institute of Chicago), set near the Gare Saint-Lazare, depicts noticeable infrastructural changes—such as a complicated, multi-road intersection—as well as the latest fashions, worn by a couple as they take a stroll. In Un Balcon, Boulevard Haussmann , the artist again made modernity his subject, this time casting his eye towards the wide, tree-lined boulevard Haussmann. By selecting to paint this avenue—named for the architect of the new Parisian cityscape—Caillebotte paid homage to the extraordinary changes that had swept through his city.
By the time the present work was painted, Caillebotte and his brother Martial were living in an apartment near to Charles Garnier’s nouvel Opéra de Paris, which had been constructed as part of Haussmann’s grand renovation, and Un Balcon, Boulevard Haussmann presents a view from their balcony. The day is warm, the trees a vivid green, and Caillebotte’s rapid, gestural brushwork suggests that he wanted to capture this precise moment in time. The wide street below is bordered by the new, cream-colored buildings that filled the quartier, and light glints off their mansard roofs. Touches of blue and beige evoke the few people milling about, but on the whole, the road is quiet, tranquil.
For Caillebotte, the apartment’s window and attached elaborate iron balcony offered a means to observe the goings-on of the city from a distance. Traditionally, such painterly portals operated allegorically, a nod to art’s purpose as a window onto the world, but during the nineteenth century, the window’s symbolic value shifted as it became a subject unto itself. The act of perceiving interested Caillebotte throughout his career. As Michael Fried noted, “Caillebotte’s paintings posit a complex, often seemingly conflictual relation to the beholder” (‘Caillebotte’s Impressionism’, in N. Broude, ed., Gustave Caillebotte and the Fashioning of Identity in Impressionist Paris, London, 2020, p. 83). In his 1876 painting Jeune homme à la fenêtre (J. Paul Getty Museum, Los Angeles), Caillebotte’s titular subject stands at an open window contemplating the streets of Paris’ eighth arrondissement, where rue de Lisbonne and rue de Miromesnil intersect below his family’s former home. Caillebotte’s use of the compositional device of the Rückenfigur, or figure from the back, invites the viewer to join in this moment of meditative reflection. Although painted only a few years later, Un Balcon, Boulevard Haussmann envisages a new mode of spectatorship: here, the viewer truly becomes the Rückenfigur, taking his place at the balcony to occupy an interstitial space, between inside and outdoors, observer and participant.
The particular and novel vantagepoint employed in the present work suggests the influence of photography, which, by this juncture, had wholly permeated French visual culture. Since their first exhibition, Caillebotte’s paintings were likened to photographs, and while there is no evidence that he himself was a camera enthusiast, his brother Martial was. Sarah Kennel has argued that Caillebotte likely was interested in photography because the medium could teach him “to see and represent space in a way that satisfied the demands of realism and yet allowed for a highly individualized expression” (S. Kennel, ‘Photography and the Painter’s Eye’, in Gustave Caillebotte, The Painter’s Eye, exh. cat,. National Gallery of Art, Washington D.C., 2015, p. 112). Such strategies are evident in the close cropping, elevated perspective, and framing device produced by the unseen window in Un Balcon, Boulevard Haussmann.
Following the Second Impressionist Exhibition, the art critic Louis Emile Edmond Duranty wrote that “it is through the window that we communicate with the outside world; the window is yet another frame that constantly accompanies us during the time we spend at home, and that time is considerable. The window frame, depending on whether we are far from or close to it, sitting or standing, cuts up the spectacle of the world in the most unexpected and changeable manner…” (‘La Nouvelle Peinture: à propos du groupe d'artistes qui expose dans les galeries Durand-Ruel’, in R. Berson, ed., The New Painting, Impressionism, 1874-1886, Documentation, exh. cat., Fine Arts Museum, San Francisco, 1996, p. 78). Duranty, who championed a realist depiction of life, was responding to Caillebotte’s Jeune homme à la fenêtre when he wrote this line, but it is equally applicable to Un Balcon, Boulevard Haussmann. Just beyond the window lay all that Paris had to offer and what Caillebotte was determined to paint, naturally and without artifice. In an effort to render both an intensity of expression and a social awareness, Caillebotte sought to show the reality of life—his life—and the window provided him a perfect means to conceive of such happenings.
Техника исполнения: | Масло на холсте |
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Художественный стиль: | Импрессионизм, Модернизм |
Жанр: | Городской пейзаж |
Место происхождения: | Западная Европа, Франция, Европа |
Категория аукционного дома: | Картины, Акварели, Рисунки, Картины |
Техника исполнения: | Масло на холсте |
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Художественный стиль: | Импрессионизм, Модернизм |
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Адрес торгов |
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